Quotité d'assurance emprunteur : 50 ou 100 % sur chaque tête ?

Si l'un des deux disparaît, l'autre peut-il assumer seul les mensualités restantes ? Toute la décision tient dans cette question. Découvrez ce que change concrètement une quotité à 100 % sur chaque tête, combien elle coûte réellement, et la répartition adaptée à votre situation.
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50 ou 100 % sur chaque tête : que choisir ?
La question se pose dès que vous empruntez à deux, et la réponse tient à une seule projection : si l'un des deux disparaît, l'autre peut-il assumer seul les mensualités restantes ?
| Répartition | Au décès d'un emprunteur | Situation du survivant |
|---|---|---|
| 50 % sur chaque tête | La moitié du capital restant dû est remboursée | Il continue de rembourser l'autre moitié sur son seul revenu |
| 100 % sur chaque tête | La totalité du capital restant dû est remboursée | Le prêt est soldé : plus aucune mensualité au titre de ce crédit |
Dans les deux cas, l'indemnisation ne se déclenche qu'une fois, au titre du sinistre survenu. Une couverture à 100 % sur chaque tête ne signifie pas un double remboursement.
En pratique, le 50/50 réduit le coût, le 100 % sur chaque tête maximise la protection. Entre les deux, vous pouvez ajuster la répartition.
Simulez ce qui resterait à rembourser
Reprenez votre tableau d'amortissement et saisissez les deux chiffres ci-dessous. Le résultat vous donne, pour chaque répartition, le montant réellement à la charge du survivant.
Saisissez le capital restant dû figurant sur votre tableau d'amortissement. Le résultat indique, selon la quotité de l'assuré concerné, la part de la dette couverte par l'assurance et celle qui resterait à rembourser.
| Quotité de l'assuré concerné | L'assurance verse | Reste à rembourser |
|---|
Le montant restant dû est calculé selon la quotité assurée sur la tête de la personne concernée. Le versement de l'assurance ne modifie pas automatiquement la mensualité du prêt : une éventuelle baisse des échéances suppose un réaménagement avec la banque. Chiffres indicatifs, à confirmer selon les conditions de votre contrat d'assurance et de votre prêt.
Qu'est-ce que la quotité d'assurance emprunteur ?
La quotité désigne le pourcentage du capital emprunté pris en charge par l'assurance pour chaque assuré. Elle s'applique à chaque garantie du contrat : décès, perte totale et irréversible d'autonomie, invalidité, incapacité de travail.
En cas de sinistre, l'assureur rembourse à la banque la fraction du capital restant dû correspondant à la quotité de l'assuré concerné. La part non couverte reste due par le co-emprunteur, ce qui explique le poids de ce choix.
Avec un seul emprunteur, la question de la répartition ne se pose pas : la banque fixe la quotité qu'elle exige sur sa tête. L'arbitrage n'existe donc qu'en cas de co-emprunt.
Quelles sont les règles à respecter ?
Contrairement à une idée répandue, aucun texte n'impose une quotité minimale de 100 % entre co-emprunteurs. C'est le prêteur qui définit les garanties et les quotités minimales qu'il exige pour son financement, dans le cadre de sa politique de risque.
- Le total exigé : les banques demandent généralement que la somme des quotités atteigne au moins 100 % du capital, afin que le prêt soit intégralement couvert.
- Le plafond par assuré : aucun emprunteur ne peut être couvert à plus de 100 % du capital, ce qui porte le total possible à 200 % pour deux emprunteurs, et 300 % pour trois.
- La répartition : la banque définit les garanties et les quotités qu'elle exige pour son financement, garantie par garantie. Lorsque plusieurs répartitions sont compatibles avec ces exigences, vous pouvez choisir celle qui correspond le mieux à votre situation.
Lorsque la fiche standardisée d'information est applicable, vous y trouverez les garanties et les quotités exigées par votre banque, garantie par garantie.
Quelles répartitions sont possibles entre co-emprunteurs ?
Les principales répartitions sont les suivantes :
| Répartition | Total | Logique |
|---|---|---|
| 50 / 50 | 100 % | Le minimum exigé, partagé à parts égales. Coût le plus bas, survivant exposé à la moitié de la dette |
| 70 / 30, 75 / 25, 60 / 40 | 100 % | Le total reste au minimum mais suit le poids réel de chaque revenu. Coût très proche du 50/50 |
| 75 / 50, 80 / 60, 100 / 50 | 125 à 150 % | Compromis : le survivant est partiellement allégé, le coût reste inférieur à une couverture intégrale |
| 100 / 100 | 200 % | Chaque emprunteur couvert intégralement. Le survivant ne doit plus rien |
Chaque garantie peut recevoir sa propre répartition, ce qui ouvre des combinaisons plus fines qu'un arbitrage global.
Combien coûte une quotité à 100 % sur chaque tête ?
La cotisation dépend du capital assuré, donc de la quotité. À tarif et méthode de calcul identiques, doubler la quotité sur une tête double la part de capital assurée pour cet assuré. La cotisation augmente donc, mais pas nécessairement dans une proportion exactement identique : le mode de tarification dépend du contrat et de l'assureur.
La méthode de calcul permet de vérifier n'importe quel devis : le capital retenu, multiplié par le taux appliqué à votre profil, multiplié par votre quotité.
Concrètement, deux choses changent. À profils et tarifs identiques, déplacer la quotité entre deux co-emprunteurs ne modifie pas le capital total assuré, donc un 70 / 30 revient à peu près au prix d'un 50 / 50. En pratique, le prix peut toutefois varier si les deux profils sont tarifés différemment : reporter de la quotité sur la tête la plus chère renchérit le contrat, l'inverse l'allège. Et la couverture intégrale des deux têtes reste le seul cas qui double réellement le capital assuré.
Le taux appliqué dépend ensuite de votre profil, ce qui rend la comparaison entre assureurs déterminante. Voir nos pages prix de l'assurance emprunteur et surprime.
Quelle quotité selon votre situation ?
Voici les situations les plus courantes :
| Votre situation | Répartition à envisager | Pourquoi |
|---|---|---|
| Vous empruntez seul | 100 % | Aucune répartition possible |
| Couple, revenus proches, sans enfant | 50 / 50 ou 60 / 40 | Chacun garde une capacité de remboursement propre, et le coût reste au minimum |
| Couple, revenus très différents | 70 / 30 ou 75 / 25 | La couverture suit le poids réel de chaque revenu, à coût quasi identique |
| Couple avec enfants, résidence principale | 100 % sur chaque tête | La perte d'un revenu met en jeu le maintien du foyer dans le logement |
| Un seul revenu dans le foyer | 100 % sur l'apporteur de revenu | Le remboursement dépend d'un contributeur unique |
| Investissement locatif | 50 / 50 | Les loyers absorbent une partie des mensualités |
Ce ne sont pas des règles : la bonne quotité dépend du revenu de chacun, du capital restant dû, des charges du foyer et du niveau de protection recherché. Un écart d'âge, un profil senior, un statut fumeur ou un risque aggravé de santé modifient l'arbitrage, car ils changent le taux appliqué à chaque tête. Voir nos pages assurance emprunteur en couple, senior et santé.
Le cas d'un achat en SCI suit une logique différente : c'est la société qui emprunte, et la couverture porte sur les associés, personnes physiques, avec des conséquences propres.
Peut-on modifier sa quotité après la souscription ?
Oui, par deux voies distinctes selon votre objectif :
- 1
Changer de contrat
Pour les prêts entrant dans son champ, la loi Lemoine du 28 février 2022 permet de changer d'assurance à tout moment, sans attendre la date anniversaire du contrat. Le nouveau contrat peut prévoir une répartition différente, à condition de présenter un niveau de garanties au moins équivalent à celui exigé par le prêteur. C'est la voie la plus courante, et souvent la plus avantageuse tarifairement.
- 2
Demander un avenant au contrat existant
Une modification de la quotité dans le contrat existant peut également être envisagée par avenant, si l'assureur et le prêteur l'acceptent. Cette voie est plus rare et aboutit moins souvent à des conditions tarifaires compétitives qu'une substitution complète.
Une baisse de quotité peut poser problème si elle fait passer la couverture sous les exigences du prêteur. Une hausse peut à l'inverse nécessiter une nouvelle étude du dossier, et éventuellement une nouvelle tarification si votre situation a changé depuis la souscription. Voir nos pages changer d'assurance emprunteur et délégation d'assurance.
FAQ sur la quotité d'assurance emprunteur
Faut-il choisir 50 ou 100 % sur chaque tête ?
Tout dépend de la capacité du survivant à rembourser seul. En 50 / 50, la moitié du capital restant dû est remboursée et l'autre moitié reste à sa charge. En 100 % sur chaque tête, la totalité est soldée : il n'a plus de mensualité à payer au titre de ce crédit. La seconde option protège davantage le foyer, la première coûte moins cher.
Qu'est-ce que la quotité d'assurance emprunteur ?
C'est le pourcentage du capital emprunté que l'assurance prend en charge pour chaque assuré, garantie par garantie. En cas de sinistre, l'assureur rembourse à la banque la fraction du capital restant dû correspondant à cette quotité, le reste demeurant à la charge du co-emprunteur.
Une quotité de 100 % sur 2 têtes rembourse-t-elle deux fois le prêt ?
Non. L'indemnisation se déclenche une seule fois, au titre du sinistre survenu. Assurer chaque emprunteur à 100 % signifie que le capital restant dû sera intégralement remboursé, quel que soit celui des deux qui est touché, pas que la banque recevra deux fois la somme.
Une quotité de 100 % sur chaque tête coûte-t-elle le double ?
Le capital assuré double, donc la cotisation augmente sensiblement, mais rarement dans une proportion exactement double : l'écart dépend de la tarification de chaque assureur, certains appliquant des dégressivités sur les quotités élevées. À profils et tarifs identiques, une répartition 70 / 30 revient en revanche à peu près au prix d'un 50 / 50, puisque le total assuré reste de 100 %.
La banque peut-elle imposer une quotité précise ?
La banque fixe les garanties et les quotités minimales qu'elle exige, garantie par garantie. Si plusieurs répartitions sont acceptées, vous pouvez ensuite arbitrer entre coût et niveau de protection selon votre situation.
Existe-t-il une quotité minimale légale ?
Aucun texte n'impose une quotité minimale de 100 % entre co-emprunteurs. Le seuil souvent évoqué est une exigence des établissements prêteurs, pas une règle de droit. Lorsque la fiche standardisée d'information est applicable, vous y trouverez les quotités exigées garantie par garantie.
La quotité s'applique-t-elle aussi à l'invalidité et à l'incapacité ?
Oui, à chaque garantie souscrite : décès, perte totale et irréversible d'autonomie, invalidité permanente, incapacité temporaire de travail. Elle peut même varier d'une garantie à l'autre dans un même contrat, ce qui permet d'ajuster la couverture au plus près des enjeux.
Peut-on avoir trois co-emprunteurs sur un même prêt ?
Oui, par exemple un parent et deux enfants, ou trois personnes en achat groupé. Le principe reste identique : le total doit satisfaire l'exigence de la banque et aucun assuré ne peut dépasser 100 %, ce qui porte le maximum à 300 %. Des répartitions comme 50 / 25 / 25 ou 40 / 30 / 30 se rencontrent couramment.
Si mon conjoint n'est pas assurable, puis-je être couvert à 100 % seul ?
Sur le plan de l'assurance, oui : vous pouvez être assuré à 100 % pour satisfaire l'exigence de la banque. Attention toutefois, les deux signataires restent solidaires du remboursement. Si le sinistre touche le conjoint non assuré, la dette demeure entièrement due.
Que se passe-t-il si un co-emprunteur assuré à 50 % décède ?
L'assurance rembourse la moitié du capital restant dû. Le survivant reste redevable de l'autre moitié, qu'il devra honorer avec un revenu en moins dans le foyer. Sur un capital restant de 210 000 €, cela représente 105 000 € à rembourser seul.
La quotité limite-t-elle ce que la banque peut me réclamer ?
Non. La clause de solidarité présente dans la plupart des prêts à deux vous engage sur la totalité de la dette, indépendamment de votre quotité. Si la garantie ne couvre qu'une partie de l'échéance, la banque attend malgré tout l'intégralité de la mensualité : la différence reste à votre charge.
Que devient la quotité en cas de séparation en cours ?
Une séparation ne modifie ni le contrat d'assurance ni la dette envers la banque. Si l'un des deux conserve le bien, une désolidarisation du prêt devient nécessaire, avec l'accord de la banque. La quotité doit alors être adaptée à la nouvelle situation si le prêt est maintenu, ce qui suppose une nouvelle étude du dossier.
Que devient la quotité en cas de divorce ?
Elle reste celle prévue au contrat, qui demeure lié au prêt et à ses signataires. Une renégociation devient nécessaire si l'un des ex-conjoints rachète la part de l'autre, ce qui suppose une désolidarisation du prêt et l'accord de la banque.
Quelle quotité pour votre dossier ?
Nous chiffrons le 50/50, le 70/30 et le 100 % sur chaque tête sur votre prêt réel
- Résiliation incluse
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Cet article est fourni à titre informatif. Il ne constitue pas un conseil juridique, financier, médical ou fiscal personnalisé. Les seuils, délais et conditions applicables peuvent évoluer : vérifiez les dispositions en vigueur avant toute décision. Pour une étude personnalisée, consultez un professionnel adapté à votre situation. Qivio est un courtier en assurances immatriculé à l'ORIAS sous le numéro 23000353 (vérifiable sur orias.fr).



